Cynorkis ludens (Frapp. ex Cordem.) Schltr., Beih. Bot. Centralbl. 33(2): 401 (1915).
Homotypic Synonyms:
Hemiperis ludens Frapp. ex Cordem., Fl. Réunion: 239 (1895).
Description:
Plante herbacée vivace, toute glabre, les racines exceptées. Rac. velues, tubéro-fibreuses. Tig. dressée, haute d'environ 25 cent. FeuilL 1-2, membraneuses, lancéolées, longues de 4-8 cent., larges de 5-10 millim., interposées entre le groupe de sqvam. vaginantes et rapprochées d'où elles s'échappent, immédiatement au-dessus des raciness et une suite de bracl. aiguës, amplexicaules et de plus en plus petites, garnissant d'abord la partie sléril.e de la tige, puis l'épi assez dense qui la termine. Fl. petites, inodores, blanchâtres ou plus ou moins rosées ou violacées. Ov. grêle, fusifoniie. Pér ringent, à segments subaigus el ovales, le labelle excepté. Sép. latéraux plus étalés que les autres divisions; l'intermédiaire quelquefois vivement teinté de rose ou de violet, à l'extérieur, réuni en casque aux pét., ceux-ci analogues aux sépales latéraux, parfois à bords sinueux et comme rouges, et toujours maculés, chacun à la marge intérieure, d'une rangée verticale de taches roses ou viololles, dont la supérieure plus grosse, et qui sont souvent réduites à cette dernière seulement. Lab. antérieur, quelquefois bien épanoui, plus long que les autres segments, obovale, en gouttière, crispé-ondulé, tantôt entier, tantôt légèrement bi ou trilobé, et tiqueté de 4-6 taches roses ou violettes (2-3 de chaque côté), dont l'antérieure est la plus grosse. Ce labelle est ordinairement porteur d'un sac très court; mais il lui arrive de présenter, voire sur le même épi, à côté des fleurs à labelle ainsi constitué, une ou plusieurs autres pourvues d'un véritable éper. de 5-10 millim. De longueur, mince, aigu, courbe et obliquement bifide, à l'extrémité. Rost. à peu près quadrangulaire et horizontal, tricuspidé à la crête, après la disparition des rétinacles, qui laissent, à leur place, deux anses bien sensibles, de chaque côté de la pointe médiane. Anth. ascendante, à loges distantes et parallèles entre elles, amincies en pointe à la base. Stamin. habituellement plus courts, et branches stigm. plus longues que le rostelle; celles-ci divergentes en forme de lyre, très visqueuses, à bout rosé et mamelonné; ceux-là enveloppant de leur base celle du gyn. très court, et venant ensuite, après avoir bordé les deux côtés du rostelle, embrasser à moitié, comme en manchon, chacun de ces processus stigmatiques. Pollin. obovées. Pollen, sectile. Rét. obovales, blancs, opaques et presque totalement engagés dans la substance du rostelle. Caps, fusiforme, pédicellée, déhiscente en châssis, et couronnée du périanthe marcescent.
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Note:
Espèce à caractères brusquement variables, comme on vient de le voir (d'où le nom spécifique), et qui la rapprochent tour à tour de ses congénères, les H. pleiadea, crispa et ringens, sans lui faire perdre, en définitive, sa conformité habituelle et bien plus grande, du côté de cette dernière. Au milieu de ces oscillations, elle ne cesse pas de présenter, pour son propre compte, un ensemble exclusif de traits distinctifs,se résumant ainsi : absence de la fente médiane du rostelle de la première et de la seconde de ces trois espèces, et des poils glanduleux de la troisième.
Habitat:
Distribution:
Réunion